Les enjeux de l’écologie et du développement durable

A. Qu’est ce que l’écologie ?

I]Un courant de pensée

« L’ écologisme » ou encore « l’écologie politique » est, avant toute chose, une question de prise de conscience. Toute forme de vie, quelle qu’elle soit, doit empiéter sur le territoire d’une autre forme de vie pour prospérer. Ainsi va la nature, et l’Homme n’y fait pas exception. Lorsque nous avons développé les premières industries de production de masse, et commencé à exploiter sans compter les ressources terrestres, il ne s’agissait que de faire prospérer la race humaine. Cependant, nous sommes aujourd’hui capables de mesurer notre réel impact sur l’environnement, et en déduire un fait : Nous consommons plus que nécessaire. Ou en tous cas, nous consommons plus que ce que la Terre est capable de fournir. 

Le courant de pensée écologiste est une philosophie qui vise à transmettre au plus grand monde ce cas de conscience, espérant que les questions environnementales soit traitées avec une importance égale, si ce n’est supérieure, aux questions économiques et sociales. 

Un individu se disant écologiste adopte cet état d’esprit au quotidien ainsi que dans son discours, et ne ferme pas les yeux face aux inconvénients de notre mode de consommation actuel et des problèmes globaux qu’il finira par engendrer si les mentalités n’évoluent pas. 

Comme disait Gandhi 


« Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous. » 

II]Un ensemble de domaines scientifiques

L’écologie était, en premier lieu, une science étudiant les interactions entre les êtres vivants. Contrairement à la biologie qui s’intéresse au métabolisme des êtres organiques et leur fonctionnement interne, l’écologue observe l’évolution d’un écosystème, et comment ces individus interagissent entre eux et avec leur environnement. Les notions d’impact environnemental, de pollution, de ressources naturelles et toutes les idées étant aujourd’hui au cœur des préoccupations sur l’avenir sont des notions nées de la science écologique. 

C’est l’évolution de cette science qui permet aujourd’hui aux écologues de mesurer avec précision l’interaction entre l’Homme et la Terre, et d’anticiper les conséquences de nos habitudes actuelles. Celle-ci a pris de plus en plus d’ampleur au cours de ces dernières années, devenant en 1987 un pivot central du développement durable. 

B. Le développement durable

I]Définition

Le développement est un modèle de conception recherchant l’efficacité et la stabilité sur le long terme, orienté autour de trois axes : L’économie, le social, et l’environnement. Penser « durable », c’est concevoir toutes les stratégies et nouvelles technologies autour de ces trois piliers, rechercher l’équilibre entre ces trois notions, et surtout s’assurer de la pérennité de cet équilibre sur le long terme, notamment pour les générations futures. L’éducation et les entreprises sont de plus en plus concernées par ce modèle qui tend à créer un avenir où il ne serait plus concevable d’écarter un ou plusieurs de ces piliers (généralement l’environnemental ou le social) lorsque l’on réfléchit à une stratégie. 

Le développement durable se veut global, c’est-à-dire que la réflexion doit s’étendre plus loin que les enjeux locaux, penser aux conséquences sur le reste du monde. 

II] Enjeux

1) Responsabilité sociale des entreprises (RSE)

L’un des défis de la politique de développement durable est de parvenir à faire adhérer les entreprises à une liste de comportements responsables qu’on appelle la RSE :

La RSE donne une liste de comportements responsables visant à aider les entreprises à avoir un impact social et environnemental positif tout en conservant leur force économique.  Toute entreprise, peu importe sa taille, est invitée à dépasser le cadre légal pour mettre en place des bonnes pratiques durables, comme privilégier la location de matériel ou promouvoir la diversité au sein des salariés. On voit de plus en plus d’appels d’offres et de contrats inclure des closes environnementales strictes, ainsi que de firmes s’assurer que leurs fournisseurs et sous-traitants soient sur la même longueur d’ondes en terme de pratiques respectueuses.

 2) Les ressources 

La gestion des ressources est l’un des enjeux majeurs du développement durable. Si notre évolution passée était tournée vers la consommation de masse, force est de constater que les ressources à notre disposition ne pourront pas éternellement suivre notre modèle de production. Depuis quelques années les scientifiques se penchent donc sur de nouvelles solutions, des moyens de réduire notre utilisation des réserves terrestres ou d’exploiter de nouvelles ressources, durables et inépuisables. C’est ainsi que nous avons pu voir naître différentes pratiques comme :

-Le recyclage : Au lieu d’être délaissés, les produits finis jetés sont réintroduits dans les cycles de production en tant que matières premières, permettant de réduire la consommation de minéraux naturels ainsi que la pollution due aux déchets, leur volume diminuant significativement.

-Les énergies éoliennes et solaires : Afin de limiter les problèmes liés aux déchets (nucléaires, carbone) et à l’épuisement des ressources comme le charbon et le pétrole, des solutions utilisant des énergies vertes se généralisent. Le soleil et le vent ont l’avantage d’être inépuisables, cependant de tels systèmes sont dépendants des caprices du climat et sont, à l’heure actuelle, bien loin de proposer des rendements équivalant les méthodes « classiques » particulièrement le nucléaire.